Au sud de l’Italie

Et nous y voilà, à Roma, et pas seuls puisque :

Et de une

Et de une

Et de deux, trois

Et de deux, trois (dans les alentours du forum romain)

Et de quatre

Et de quatre

La petite famille débarque pour partager quelques jours, à visiter la ville, prendre le temps de cuisiner, papoter de choses et d’autres…

Rome est vraiment une ville hyper touristique en son centre. A toutes heures, c’est un flot continu de têtes de toutes les couleurs, armées d’équipements photographiques, parfois en troupeau, se prenant en photo devant tout ce qui est possible, qui inonde les pavés de la ville.
Nous avons aussi été interloqués par le nombre de vendeurs ambulants, conséquence du point précédent. En écrasante majorité des sri lankais, ils sont un nombre incroyable pour vendre tout ce qui est de circonstances : Il pleut, ils ont tous des parapluies. Il fait nuit, ils vendent tous des petits joujoux lumineux qui captent très bien l’attention des petits. Il fait froid, que dites vous de ce magnifique foulard pour vous couvrir les épaules madame ? Il fait chaud, heu ça on ne sait pas, il n’a pas fait chaud.
Importante présence d’africains aussi, eux sont spécialisés dans la vente de sacs à main de grandes marques contrefaits. Toujours prêts a remballer très vite leur marchandise pour aller un peu plus loin lorsque la police, peu regardante tout de même, passe dans le coin.

On a du mal à s’imaginer comment ils vivent, pour qui ils travaillent, où ils habitent… Et est-ce que ça correspond «au rêve de partir en Europe » dont on a tant entendu parler en Afrique de l’ouest ?

Allez, petit tour en ville, on vous présente les classiques :

Panthéon

Panthéon

 Dôme du Panthéon

Dôme du Panthéon

En béton non armé d’époque romaine tout de même !

Fontaine de Trevi

Fontaine de Trevi

LA place où il faut se prendre en photo en train de jeter une pièce par dessus l’épaule.

Détails

Détails

Une des obélisques de la ville, made in Egypt

Une des obélisques de la ville, made in Egypt

 Colisée, backstage

Colisée, backstage

Parc d’attraction antique, la scène fut conçue pour être immergée et accueillir des combats navals, puis réaménagée avec toutes sortes de trappes et divers systèmes pour faire surgir des animaux exotiques venus d’Afrique, des décors…. Capacité d’accueil, plus de 50 000 personnes tout de même ! Avec possibilité de couvrir le bâtiment grâce à des toiles rétractables selon la météo, gradins avec différents niveaux de conforts, toutes les commodités pour  y passer la journée, combats de gladiateurs, exécutions diverses…
Pour donner une idée, l’inauguration (en l’an 80) dura cents jours et 9 000 animaux y sont passés.

Non loin de nous, puisque il est enclavé dans la ville, l’état du Vatican attire notre curiosité par l’ambiguité du mélange politique/religieux et des richesses qu’il contient. Et effectivement, ça envoie du gros :

 Vatican, basilique Saint Pierre

Vatican, basilique Saint Pierre

Vatican, dans le musée

Vatican, dans le musée

Vatican, dans le musée, détail plafond. Non ça n'est pas sculpté, c'est peint

Vatican, dans le musée, détail plafond. Non ça n’est pas sculpté, c’est peint

Vatican, basilique Saint Pierre et papa-tracto-mobile

Vatican, basilique Saint Pierre et papa-tracto-mobile

Pour entrer au musée du Vatican, il faut participer à la file d’attente de plusieurs centaines de mètres. Mais c’est animé : entre le refus de tous les guides en quête de clients, des lots de cartes postales avec la tête du pape (ainsi que châles, parapluies, babioles en tout genre…) vendus par des sri lankais et l’écoute des conversations en toutes langues de nos voisins, ça passe.

Même sans avoir tout vu, impossible de parcourir les 7 km galeries, cette concentration de richesses matérielles et œuvres d’art inestimables commandées au cours des siècles par les différents papes pour décorer leurs appartement ne laissent pas indifférent. On ne peut pas s’empêcher de repenser au petit sou déposé dans le panier de le quête.

De 6 nous passons à 5 puis à 2, chacun rentre au pays par des moyens et des chemins différents, avion, voiture, vélo… Et en ce qui nous concerne, nous prenons la direction de Napoli ! Oui, ce n’est pas le plus direct,mais comme tous les chemins reviennent de Rôme, c’est pas facile de trouver le bon.

Tuyau d'époque

Tuyau d’époque

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Dans la catégorie anecdote : le voyage à le mérite (ou le démérite selon la situation) de nous confronter régulièrement à de profonds contrastes. Pour passer la nuit par exemple, un soir nous demandons à planter la tente à proximité d’une ferme. Nous éveillons la curiosité de la petite famille qui nous pose avec enthousiasme plein de questions sur la vie quotidienne en voyage (manger, dormir, se laver, et quand il pleut ?…). Mais visiblement, ils sont embarrassés quand à notre demande de passer la nuit à côté de chez eux. Nous leur demandons donc conseil pour trouver un coin tranquille dans les environs, et ils nous indiquent une maison abanbonnée un peu plus loin…

Bivouac mémorable

Bivouac mémorable

Mais elle n’est en fait pas complètement abandonnée, voir plutôt fréquentée.
D’abord le chemin qui y mène sert de dépôts d’encombrants, pas super classe… Nous trouvons tout de même un coin pour poser la tente. Une fois bien installés, la nuit tombée, c’est une, puis deux, trois, quatre voitures qui viennent successivement se garer sous le porche, donc juste à côté de nous. On manifeste notre présence ce qui les fait repartir. Puis une autre encore se gare, un peu plus loin cette fois-ci, nous avons alors fait l’erreur de ne pas allumer la lumière, et avons du supporter leurs « conversations ».

On vous parlait de contrastes, c’est parce que le lendemain, on déniche une petite crique idéale. De quoi passer une nuit plus tranquille :

Bivouac appaisant

Bivouac appaisant

Hé, ça faisait longtemps que nous n’avions pas croisé un vélo chargé. Min est Taïwanaise, elle vient de passer quelques temps en Allemagne à l’occasion d’un visa vacances/travail, et maintenant elle rentre chez elle : son blog.

Min, croisée en route

Min, croisée en route

Nous voilà maintenant arrivés à Naples, et ça fait plaisir ! D’une part parce que la route qui nous y a mené a été, comment dire, ambiance décharches sauvages, friches industielles, dames en tenues étranges. D’autre part, nous y sommes accueillis par Francesco, membre expérimenté de Warmshowers, qui a  trainé ses roues un peu partout sur le globe. Grâce à ses bons conseils, nous visitons la ville, en faisant marcher nos jambes, et nos papilles.

Sfogliatella, spécialité du coin avec le baba

Sfogliatella, spécialité du coin avec le baba

Napoli, quartier espagnol et son annimation

Napoli, quartier espagnol et son annimation

Napoli, galeria Umberto 1

Napoli, galeria Umberto 1

Napoli, piazza del Plebiscito

Napoli, piazza del Plebiscito

La ville de Naples est bien connue pour son environnement volcanique. Le volcan le plus connu, le Vésuve, domine l’agglomération, et il est serait intéressant de s’y rendre principalement pour la vue qu’il offre sur la ville. Comme le temps est bouché, et qu’il existe des zones où l’on peut observer plus d’activité, nous nous rendons au volcan Solfatara un peu plus à l’ouest de la ville.
Une partie de l’intérieur du cratère est occupé par la végétation, et un camping y est installé ! Pour l’autre :

Cratère Solfatara

Cratère Solfatara

Ca crache !

Ca crache !

Ca sent fort le soufre et ça fait même un peu mal à la tête quand on reste trop près.

Chaud !

Chaud !

 Forations de soufre

Forations de soufre

Se déplacer en vélo dans Napoli, in ne faut pas avoir peur de dégonfler un peu les pneu, des kilomètres de routes sont pavées, ça remue !

GrrGrgr, trop de pavés

GrrGrgr, trop de pavés

Sur notre route se trouve Herculanum, une ville romaine ensevelie sous les cendres lors de l’éruption du Vésuve en 79. Comme la plus connue Pompéi, elle est moins grande mais mieux conservée.
Le Vésuve est un volcan explosif, d’où sa dangerosité lorsqu’il rentre en activité. Ici, c’est une nuée de cendres et de gaz brûlants qui ont dévalés ses pentes carbonisant, détruisant en partie et figeant le reste sur son passage.
De nos jours, l’agglomération napolitaine compte plusieurs millions d’habitants. Du centre de Naples, nous avons roulé plus de 30 km avant de sortir de l’urbanisation ! Quand nous avons demandé à Francesco s’il existait des plans d’évacuation, la réponse fut, en haussement les épaules, « si mais, tu imagines pouvoir évacuer 4 millions de personnes en quelques heures ? Non, on va tous crever comme des rats… mais les archéologues pourront retrouver mon cadre (de vélo) en titane ! »

Herculanum

Herculanum

Le Vésuve

Le Vésuve, sorti des nuages le jour de notre départ

Capri

Capri

Nous enchaînons avec la côte Amalfitaine, avec ses villages, terrasses plantées d’agrumes et routes suspendus à la falaise. Bellissimo !

Amalfi

Amalfi

Côte Amalfitaine

Côte Amalfitaine

Agrumes à gogo

Agrumes à gogo

Contents d'être à vélo !

Contents d’être à vélo !

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Contrastes encore quand nous redescendons dans la plaine. Le paysage est composé maintenant de paillotes fermées ou détruites, décharges sauvages, la route est droite, plate, il pleut…
Mais dès que ça recommence à grimper un peu, on retrouve des villages perchés et des routes sympas, même fermées à la circulation sur certaines portions, voyez plus bas.

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Route glissante

Route glissante

Pisciotta

Pisciotta

Et l’on redescend sur la côte, plus agréable ce coup-ci. Nous quittons la région de Campania pour la Calabria.

Comme le planning est un peu serré pour arriver à la maison à la date prévue (hé oui, on commence à y penser), nous ne pouvons malheureusement pas trop nous permettre de rentrer dans les terres. C’est bien dommage car nous n’avons pas apprécié notre itinéraire sur cette partie là, chargée de villages vacances fermés et axes routiers, sans grand intérêt à nos yeux.

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Batteries en charge

Batteries en charge après quelques jours de mauvais temps

A Tropea, via Warmshowers, nous rencontrons Salvatore. Il ne fait pas de vélo mais aime bien accueillir des voyageurs, ça lui permet de voyager aussi nous dit-il. A côté de sa maison, il a construit un remarquable petit chalet pour le louer ou pour accueillir des gens comme nous. Top classe ! Si vous êtes intéressés : lien, relien.

Notre maison, pour deux jours, chez Salvatore

Notre maison, pour deux jours, chez Salvatore

On continue notre descente vers le sud et on commence à voir la prochaine destination, la Sicilia avec le sommet enneigé de du volcan Etna.

Voilà l'Etna au loin !

Voilà l’Etna au loin !

Dans la même série, le Stromboli pointe sa frimousse au dessus de la mer. Chaque quart d’heure environ, il crache un panache de fumée.

Et voici Stromboli, avec ses émissions gazeuses

Et voici Stromboli, avec ses émanations gazeuses

Scilla

Scilla

Scillia est un des derniers villages de Calabre que l’on traverse. Au passage, nous y rencontrons deux français, Ludo et Tom, voyageant à pied en Europe, pour le moment. C’est toujours agréable de rencontrer des gens avec qui on peut parler notre langue, bien se comprendre, échanger sur nos manières de voyager, percevoir ce que l’on vit tout ça… On ne manquera pas de suivre la suite de leur errance, qui ne devrait pas se finir de si tôt ! Leur blog.

Et voilà, nous sommes passés en Sicile, et bien décidés à transiter par l’intérieur de l’île et éviter la côte pour ne pas renouveler l’expérience calabraise. Mais ça, c’est pour la prochaine fois !

A dopo !

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5 Commentaires

  1. Merci pour ces images qui nous font revenir sur nos précédents voyages. Voir Naples et revenir !!!
    Petit commentaire à propos de la pièce dans la quète : contrairement aux idées reçus que nos quètes financeraient l’état du Vatican ? Il y a 1 quête par an qui va au denier de St Pierre. Et St Pierre s’est construit essentiellement à partir du trafique d’indulgences, ce qui a conduit au schisme avec les protestants. Au musée du Vatican, à part ce qui tient aux murs, les richesses sont des cadeaux offert à travers le temps, souvent diplomatiques.
    J’ai entendu récemment que Harley Davidson, pour fêter ses 100 ans, avait offert un moto au pape François qui n’a pas souhaité la mettre au musée, mais l’a offert à la Caritas qui l’a revendue.
    BIZZZZZ. Paul

  2. Cilouofmars · · Réponse

    Encore de beaux articles…. Bonne route ! et j’espère du beau temps pour vous… ici, c’est un temps de parisien que nous avons depuis plusieurs semaines…
    Bises

  3. Jeanine - FRONTIGNAN · · Réponse

    Toujours de superbes reportages italien, sicilien, sarde et puis….
    Le sillon se resserre mais profitez en bien encore !
    Bises à tous deux et à bientôt ?

  4. Vous nous faites partager de bien agréables visites de Rome, Naples et la côte calabraise.
    Et dire que nous nous plaignons du prix de notre carburant !
    Bonne route
    Antoine

  5. Hey !

    Trop sympa de voir qu’on est passé par les memes coins dans notre itinéraire commun !

    Votre périple est cool à suivre, on a hate de savoir la fin !

    A plus tard,

    Tom et Ludo

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