Bella Sardegna

Nous voilà depuis deux jours sur le continent, c’est la fête ! La ville de Nice a même organisé un carnaval pour notre arrivée, trop sympa. Sacrée fête aussi de se retrouver avec les petites cousines, Maïssa et Shaïma, que nous visitons au passage.
Demain nous retrouvons Sylvain et Florence, avec qui nous allons promener quelques jours sur le chemin de la maison. A partir de maintenant nous serons accompagné chaque jour jusque à notre arrivée, on en a de la chance !

On vous avait laissé à l’embarquement à Palermo. Après avoir sanglé les vélos dans la cale, monté les différents étages du ferry chargé de toutes nos sacoches, et ne même pas avoir trouvé la salle des sièges inclinables, on passe la nuit à moyennement dormir sur les banquettes de la cafet’.

Mais j'comprends vraiment pas ceux qui voyagent sans vélo, c'est vraiment pas pratique.

Mais j’comprends vraiment pas ceux qui voyagent sans vélo, c’est vraiment pas pratique.

C’est un peu vaseux que nous débarquons à Cagliari, au sud de la Sardaigne. On trouve heureusement de quoi reprendre du poil de la bête :

Hummm...

Hummm…

Et c’est parti ! Tout en profitant bien de notre itinéraire, on ne traîne pas trop, c’est que maintenant on a un rétro-planning s’il vous plaît ! On traverse l’île par l’Est, en six jours, avec 77 km par jour en moyenne. Ça change de notre rythme Sicilien, où pour des raisons de faible fréquence des liaisons Palermo-Cagliari nous avons eu plus de temps qu’il n’en fallait pour notre itinéraire.

Le changement est là dès la sortie de la ville : nous évoluons maintenant au milieu du granite rose colonisé par les chênes lièges. On s’enfonce tranquillement dans la montagne en appréciant le calme et la propreté des lieux. Peut-être les sardes ont-ils moins tendance à jeter leurs ordures n’importe où que les siciliens, où est-ce dû au fait qu’ils sont bien moins nombreux, mais en tous cas les bords des routes sont propres ! Et quand on passe sa journée sur la route c’est pas désagréable.
Autre différence, bien que ce soit plutôt sauvage et calme, la campagne n’est pas déserte ici. Les quelques maisons s’y trouvant sont habitées, ça donne quand même un peu plus de charme au pays.

 Premières routes sardes.

Premières routes.

Nous avons suivi la vieille route SS125 pendant presque toute notre traversée. Elle est souvent doublée par une voie rapide ce qui nous permit de rouler vraiment tranquilles. Elle a même un petit nom que nous indiquent les maisons cantonnières en ruines que nous avons vu partout depuis que nous sommes entrés en Italie, « la route orientale ». Ça nous rappelle d’où nous venons.

Le long de la route SS125, la orientale sarda, les ruines de casas cantoneras continuent de ponctuer notre chemin.

Le long de la route SS125, la orientale sarda, les ruines de casa cantonera continuent de ponctuer notre chemin.

La Sardaigne aussi à été envahie par les Maures. Sans s’être renseigné, on pense qu’ils devaient être quatre fois plus nombreux qu’en Corse.

Drapeau sarde, ça nous rappelle quelque chose...

Drapeau sarde, ça nous rappelle quelque chose…

Dans le sud-est, on cultive des agrumes, de quoi assurer de bons repas. On ne s’en lasse toujours pas.

Tableau de chasse d'un repas Benoit.

Tableau de chasse d’un repas Benoit.

Des amandiers en fleur non plus, on ne s’en lasse pas.

Les amandiers sont en fleur (début février).

Les amandiers sont en fleur (début février).

Petite expérience de cueillette d’asperges sauvages. On voyait des gens en ramasser de temps en temps. Comme on irait aux champignons, ils vont aux asperges. Nous ne les avons pas fait cuire, la pointe est très tendre mais au bout de quelques unes ça gratte un peu la gorge quand même…

Asperges sauvages, c'est la saison.

Asperges sauvages, c’est la saison.

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 Ménirs et moutons.

Ménhirs et moutons.

Une constante sur l’île, les troupeaux de moutons. On en voit très souvent, jamais en grand nombre mais dès qu’il y a un peu d’herbe, il y en a partout !

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On quitte encore la côte et on s’élève un peu pour passer le col de … Vus d’en bas, les villages semblent vraiment posés au hasard sur les montagnes. Assez vivants ici aussi, on y trouve tous les petits commerces.

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On ne compte plus les mer-montagne.

On ne compte plus les mer-montagne.

Mémé en tenue.

Mémé en tenue.

A partir d’environ 500 mètres d’altitude, seules quelques bergeries et maisons forestières/cantonales habitent les lieux. Les troupeaux divaguent en complète liberté que ce soit des vaches, chevaux, chèvres, cochons…
Pour avoir vu des bergers le faire, ça peut être un sacré bazar quand il faut les rabattre en courant dans les pierriers, en les poursuivant en voiture, en criant et jetant des pierres… Un peu inquiétant quand on passe en dessous.

A la sortie de la tente, au petit matin.

A la sortie de la tente, au petit matin.

En liberté.

En liberté.

En liberté.

En liberté.

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Route rose granite.

Route rose granite.

Canyon.

Canyon.

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 A bloc !

A bloc !

Alors qu’on avait mangé au col de Genna Silana à plus de 1000 mètres à midi en se pellant les doigts, on plante la tente non loin de la plage le soir et on prend la douche dehors.

Coin sympa pour la nuit.

Coin sympa pour la nuit.

Boulettes de plage, il y en avait plein !

Boulettes de plage, il y en avait plein !

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La partie nord-est est un peu plus habitée. Il s’y trouve Olbia, une des principales villes de l’île, toutes proportions gardées. C’est la première depuis notre départ ! Quelques lagunes s’étendent le long de la côte, la faune y est diversifiée :

Des flamants roses.

Des flamants roses.

En liberté.

Des vaches, en liberté.

Non loin de nous se dresse l’imposante île de Tavolara… Un genre de Néron sur mer.

Ile

Ile de Tavolara.

Le granite, et ses formes érodées.

Le granite, et ses formes érodées.

Au détour d’un virage, une imposante silhouette se dessine au loin, étrange. Un sentiment de proximité (administrative du moins) de chez nous traverse. Demain nous y serrons !

Mais oui, en arrière plan on voit la France, enfin... je veux dire la Corse, ne fâchons personne.

Mais oui, en arrière plan on voit la France, enfin…

Hé, mais ça se précise !

Hé, mais ça se précise !

C’est à Santa Theresa Di Gallura, paisible village en cette saison, que s’achève notre rapide et plaisant passage en Sardaigne. Nous campons tranquillement en ville, sur le terrain de foot, pas trop loin du port pour ne pas louper le ferry.

A bientôt pour la suite !

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3 Commentaires

  1. ouh ! ça sent la fin et le début d’autre chose ! en tous cas, la Sardaigne aussi vaut le détour !

  2. Jeanine - FRONTIGNAN · · Réponse

    Vos magnifiques reportages vont nous manquer.
    On attend l’apothéose !
    Bises
    Jeanine

  3. Champreux Henri · · Réponse

    coucou

    il y a déjà un an que vous étiez au sénégal
    que de chemins parcourus!……..
    merci pour tous vos reportages et photos
    bon retour à la maison
    et peut être que l’on se verra chez Jeanine et Bruno
    bises et bravo
    Chantal et Henri

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